Journal du Jeudi N°989 du 2 au 8 septembre 2010


En forme

Soumaïla Cissé: président de la Commission de l'Uemoa, l'Union économique et monétaire ouest-africaine. En décidant de voler au secours des victimes de pluies diluviennes dans 5 des 8 Etats qui forment l'Union, il met en œuvre une vertu essentielle de cette communauté qu'est la solidarité. C'est vrai que l'aide pourrait paraître dérisoire, au regard des plus de 100 000 sinistrés que compte le Burkina cette année. Mais le geste est certainement plus fort que le poids de l'enveloppe. Il reste maintenant à Cissé et à ses commissaires à aller plus loin et surtout à poser des actes plus concrets dans le domaine de la prévision des catastrophes naturelles.  

En panne

Charles Taschereau: ex-P-DG de Iamgold Essakane S.A. Il vient d'être débarqué de son poste et on se demande naturellement ce qu'il a pu faire de si grave pour qu'une décision aussi soudaine soit prise à son encontre. Seraient-ce les mouvements d'humeur des travailleurs qui ont fini par avoir raison de lui? Les jours à venir nous situeront. Déjà, il se murmure que sa gestion des ressources humaines ne serait pas dans la vision du groupe Iamgold. En tout cas, la faute doit être lourde pour qu'il soit ainsi remercié à quelques semaines seulement de l'inauguration du «plus grand projet minier du Burkina» qu'il a conduite de bout en bout. Charles Taschereau doit quitter le Burkina ce vendredi. Certainement avec beaucoup d'amertume.

Siaka Sanou: maire de Bama. À vouloir se la couler trop douce à la tête de la petite bourgade de Bama près de Bobo-Dorosso, la capitale de la région des Beaux-Bassins, il a fini par gâter son nom. En tout cas, l'affaire de la jeune lycéenne enceintée par le maire qui lui a de surcroît demandé d'avorter clandestinement ne fait pas honneur à l'enseignant à la retraite qu'il est. Pire, cette sale histoire n'est pas digne d'un sexagénaire qui devrait plutôt avoir une libido assagie. C'est vraiment dommage.